Les médaillés au Moulin de Vanneau…….

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(article à lire ci-dessous)

Ils sont une bonne quinzaine de médaillés du CDMJSEA58 à se retrouver en terre Poyaudine pour ce second samedi de septembre.

Ils sont venus se replonger dans l’environnement des paysans de la Puisaye que le Moulin de Vanneau, à travers les siècles, a connu de par ses activités originelles.

Crée par les moines de l’Abbaye de St Germain  il est aujourd’hui le témoin de la vie d’hommes et femmes, paysans, en Puisaye, au début du XX ème siècle.

La journée débute dès 9 heures, avec le départ en direction de Saints en Puisaye localité où se situe le lieu à découvrir.

Elle se poursuit avant le déjeuner par une visite du logis du meunier, du musée des outils, du moulin à eau

A nos côtés, un guide à la fois passionné et désireux de partager avec le groupe, ravive les souvenirs de l’enfant qui sommeille en chacun de nous. Ce n’est pas la vie chez les parents qui remonte à la surface, mais bien celle qu’ont connue nos grands-parents, avec l’environnement familial. De la cuisine à la chambre à coucher, des ustensiles de cuisine au mobilier, en passant par les cadres aux murs, tout est là pour rappeler la vie des paysans au début du XX ème siècle. Le four à pain, la cardeuse, le rouet, le poste à galène, la plume d’oie qui trône sur la table à côté de l’encrier, sont les témoins de cette époque.

Après le logis, les outils pour travailler le bois, le cuir, le fer, témoignent des pratiques des bourreliers, maréchaux ferrant, menuisiers, ébénistes potiers et céramistes. La varlope côtoie le rabot et la plaine de charron. L’allène se glisse au milieu des licols des poneys et chevaux, des longes et œillères. A côté du fer à cheval et de l’enclume, la tranche à rainer, le brochoir, la rénette, l’étampe attendent d’être de nouveaux utilisés. Le tour du potier, des vases en attente de finition rappellent que nous sommes en Puisaye terre de potiers.

C’est le moment, de découvrir le moulin à eau.

Alimenté par l’eau d’un ru détournée de son parcours mais restituée en quantité et qualité égales, le moulin est de type roue à augets, ce qui signifie que l’alimentation en eau se fait par le dessus, contrairement au moulin roue à aubes pour lequel l’eau utilise la parte basse de la roue. Une fois les explications du meunier entendues sur le fonctionnement externe de la roue, le groupe rejoint le logis du meunier dans lequel se trouvent, le mécanisme du moulin, les meules dormante et tournante, et la chambre du meunier. C’est l’instant de découvrir comment le grain, deviendra mouture, son et farine et comment cette dernière sera affinée pour offrir des qualités de niveau gradué. C’est le moment aussi de ressentir l’osmose entre le meunier et son moulin. De la vue à l’ouïe en passant par l’odorat et le toucher tous les sens sont en éveil.

Après la visite, le déjeuner est pris sur place, avec un menu composé de produits du terroir et de vin de Bourgogne comme il se doit. Menu de qualité pris dans un décor où le modernisme côtoie l’authentique, avec en toile de fond un feu de bois qui crépite dans la cheminée.

Pour mieux apprécier le repas rien de tel qu’une promenade digestive dans les marais en compagnie de notre guide, qui n’est autre que le meunier.

Au fur et à mesure du parcours c’est la faune et la flore que nous sommes amenés à découvrir.Les habitants des lieux humides sont multiples, batraciens tels que grenouilles, crapauds, tritons, salamandres ou encore vairons du ru et autres ragondins, sans oublier la faune ailée . Au cours de la promenade notre guide ramasse sur place un petit crapaud et nous fait découvrir le sexe de ce dernier à travers la morphologie des pattes antérieures, et en profite pour tordre le cou à certaines idées reçues concernant cet animal en particulier.

Après la faune, la flore. Devant le saule, le houblon, la prêle l’ortie, les vertus médicinales et culinaires sont mises en évidence et rappellent combien la nature est à la fois un garde manger pour l’homme mais aussi une ressource pour le soigner et agrémenter la cuisine qu’il confectionne.

En marchant, en se cultivant, en découvrant la nature, le groupe est revenu à son point de départ, la ferme du moulin de Vanneau .

Il ne reste pour chacun, qu’à embarquer dans les calèches et autres carrioles pour une promenade au pas ou au trot de percherons dont la beauté n’a d’égale que la douceur qui les anime et l’amour que leur porte ceux qui les utilisent pour la promenade ou le travail des champs. C’est au cours de ce périple que la maison du garde-barrière nous rappelle que nous sommes à Saints et qu’autrefois le rail a tenu un place importante dans la vie des paysans de la Puisaye-Forterre.

Au retour à la ferme c’est le moment de côtoyer, les animaux tous en liberté.

Les équidés cohabitent avec les caprins, la basse-cour se mêle aux ovins.

Mais comme tout à un fin, vers 16 heures le groupe se sépare chacun rentre chez soi.

Pour d’autres raisons tous se disent en eux-mêmes « adieu, veaux, vaches, cochons, couvées… » et pensent déjà à l’endormissement de ce soir, bruit du moulin en musique de fond et bonnet de meunier sur la tête. Dans leurs rêves, ils verront sûrement réapparaître les images de cette belle et agréable journée passée au Moulin de Vanneau. Ils auront en même temps, une pensée pour leurs guides du jour qui ont su réveiller leur âme d’enfant.

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